Sur France Inter hier matin :
https://www.franceinter.fr/…/l-ete-comme-jamais-10-aout-2020

« Pour beaucoup de personnes, souvent la question (de la voix) se pose lorsqu’elles butent sur une difficulté. Par exemple, beaucoup de femmes qui dans des réunions d’hommes n’arrivent pas à se faire entendre. (…) Ou bien le jeune homme qui sort diplômé d’une école prestigieuse, qui est confronté à une audition (…) à 10 ou 15 et il n’est pas pris parce que la voix définit la personne. (…) La voix est notre corps invisible. Et au moment où l’on s’exprime, (elle) est la somme de tout ce que nous sommes, notre passé, notre éducation et nos émotions bien sûr » – Jean Sommer, coach vocal.

Le développement et l’importance croissantes de l’oral dans les programmes scolaires ont dérouté plus d’un parent d’élève. Cela a parfois été interprété, à tort, comme du laxisme de la part des enseignants (« un oral c’est plus rapide à corriger ! ») voire un « injustice » envers les élèves les plus timides.

La réalité est que, bien qu’en France nous ayons une culture de l’écrit qui prime davantage que dans d’autres régions du monde par ailleurs, l’oral est omniprésent dans la vie personnelle comme professionnelle. Savoir exprimer à voix haute ses idée le plus clairement possible, surmonter sa peur de prendre la parole en public, savoir quoi dire ou non et comment… tout cela s’apprend dès le plus jeune âge. Et comme pour l’écrit, il est autant permis de se tromper. N’est pas Jean Jaurès qui veut !

J’ai moi même eu, jusqu’au lycée, des appréhensions – d’aucuns diront de la timidité – à participer. Pourtant, la participation orale, outre le fait qu’elle permette à l’enseignant de mieux cibler les difficultés de l’élève, est nécessaire au développement de la confiance en soi. Ce sont là des compétences cruciales pour tout adulte en devenir.

Quelque soit la matière, participez !

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