En tant que professeur de sciences, la réforme récente du lycée – et en particulier du programme du tronc commun – ne m’a pas laissé indifférent. Et c’est peu de le dire !

Abandonner les maths dès la première « parce que c’est trop dur » semble de plus en plus courant. Il est vrai qu’entre la 1ère spé Maths (anciennement la filière S) et l’enseignement scientifique du tronc commun de 1ère assez anecdotique, il ne semble pas y avoir d’entre-deux… Outre l’argument purement pragmatique des inégalités entre élèves au moment de choisir une voie après-bac, le problème devient, à mon sens, plus profond, voire sociétal. Et c’est plutôt préoccupant !

Si justifier du bien-fondé des sciences reste le sacerdoce et le fardeau de tout professeur(e) de maths et physiques tout au long de sa carrière, on assiste à un délaissement général des matières scientifiques. À une époque où le monde est cadencé par les nouvelles technologies, les métavers, la cryptomonnaie et pleins d’autres termes sorties tout droit d’un mauvais film de Michael Bay des années 2000, où est la logique de délaisser la connaissance scientifique à l’adolescence ?

Si votre ado décide d’abandonner les mathématiques en première, réfléchissez-bien.

La discussions autour de ce sujet est en place, tant mieux. Pour ma part, je soutiens les idées lancées par Cédric Villani. Il est temps de réformer la réforme.

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